Pas encore inscrit ? Rejoins dès maintenant notre communauté de passionnés !
facebooktwitterYoutubemail
Ptites Bêtes Du Net

Le co-voiturage animalier : vous vous en servez ?
Oui !
24%
 24% [ 9 ]
Non !
26%
 26% [ 10 ]
Un jour, peut-être...
50%
 50% [ 19 ]
Total des votes : 38
Derniers sujets

Partagez | 

Korat

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jully
Fondatrice
Fondatrice
avatar


MessageSujet: Korat   Jeu 14 Oct 2010 - 14:33



Concernant son histoire, le Tamra Meow ou livre des Poèmes de chats est un recueil thaïlandais de vers richement illustré dont la rédaction est située entre 1350 et 1767 et qui décrit dix-sept chats différents, certains portant bonheur et d'autres non, le korat faisant partie des chats porte-bonheurs. Le manuscrit répertorie et décrit de façon poétique les races de chats existant à cette époque et fait la distinction entre le « Si-Sawat » et le reste des chats bleus. La description suivante du korat y est donné : « Son poil est doux, aux racines de nuages et aux extrémités d’argent […]. Ses yeux brillent comme la rosée sur la feuille de lotus.» Des représentations de ces races anciennes se retrouvent dans l'art asiatique, les œuvres thaïlandaises peuvent à présent être interprétées comme des siamois ou des korats. Le roi Rama V a demandé au moine Somdej Phra Buddhacharn Buddhasarmahathera de copier le Tamra Meow qui prit le nom de Smud Khoi of Cats ; plusieurs versions du livre sont d'ailleurs détenues à la bibliothèque nationale de Thaïlande.

Le korat est considéré comme une race de chat naturelle. L'origine du nom de la race « korat » est une province de Thaïlande où il serait resté confiné : le plateau du Khorat, dans l’actuelle province de Nakhon Ratchasima au Nord-Est du pays. Ce nom aurait été donné par le roi Rama V en demandant d'où venait cette race de chat. En Thaïlande, le nom de ce chat est « si-sawat » : il se réfère aux chats bleus aux yeux verts, mais qui ne provienne pas nécessairement du plateau de Khorat. Les termes « Maled » et « Dorklao » sont également utilisés.

L'arrivée du korat en Europe est considérée comme obscure. Des chats asiatiques sont montrés en exposition féline à la fin du XIXe siècle : korat, siamois et havanas se mêlaient dans ces présentations. Un siamois entièrement bleu est montré en 1882 en Angleterre : il pourrait s'agir soit d'un korat, soit d'un oriental shorthair bleu. Un premier couple de la race, Nara et Dara, est importé aux États-Unis en 1959 par la chatterie Cedar Glen en provenance de la chatterie thaïlandaise Mahajaya. Ce couple a été croisé avec des siamois, mais seuls les chatons bleus ont été conservés afin de maintenir le phénotype d'origine du korat. La race est reconnue aux États-Unis en 1965 et acceptée en championnat en mars 1966 par la Cat Fancier Association (CFA) ; le premier club, le Korat Cat Fanciers‘ Association, est créé en 1965. Par la suite, d'autres importations en provenance de Thaïlande ont été réalisées afin de renforcer les lignées ; ainsi, en 1968, Daphne Negus introduit neuf nouveaux chats dans l'élevage américain.

Au Royaume-Uni, les mâles Randywood Saend Duan et Samelko Sahm ainsi que la femelle Saang Jahn de Tee Rahk sont importés des États-Unis en mars 1972. En 1974, plus de vingt korats sont enregistrés. Toutefois, la race n'est autorisée en championnat par le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) qu'en 1982. La première importation française est réalisée en 1979. La reconnaissance de la race par la Fédération internationale féline (FIFé) est plus ardue : en 1974, Elfi Kleive importe les premiers korats en Norvège et constate que la race n'est pas reconnue. La raison invoquée est qu'« ils ont déjà suffisamment de chats bleus », en référence aux races comme le chartreux ou le bleu russe. L'éleveuse multiplie les demandes d'inscriptions, montre de très nombreux korats en exposition (jusqu'à plus d'une trentaine) et obtient l'enregistrement de la race qu'en novembre 1981 puis l'ouverture au championnat en 1983.

Les années 1980 et 1990 voient la résurgence de korats blue point, lilac point et lilas. La naissance de tels chatons pose la question de leur enregistrement en tant que chat de race : en effet, seule la couleur bleue est reconnue par les standards ; en 2002, la GCCF est l'unique fédération a accepter ses korats « non-bleus » sous l'appellation « thaï ».

Le korat est bien représenté au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et dans les pays scandinaves, mais reste une race peu connue en France avec seulement trois inscriptions au Livre officiel des origines félines (LOOF) en sept ans.


Par rapport à son caractère, le caractère du korat est souvent décrit comme ressemblant à celui du siamois ; il reste toutefois parfaitement individuel et est avant tout fonction de l'histoire du chat, quelle que soit sa race. Comme les autres chats orientaux, il serait extrêmement fidèle et montrerait un fort attachement à son propriétaire et à son lieu de vie.

De par son passé de gardiens des temples, le korat serait naturellement calme, peu destructeur, et s’adapterait donc à la vie en appartement.

Il démontrerait un vif intérêt pour le jeu durant toute sa vie et son intelligence lui permettrait d’apprendre rapidement de petits tours, lui donnant son surnom de « chat-chien ». Philippe Coppé le considère comme un chat gai et affectueux ; Christiane Sacase ajoute qu'il est attentif à ce qui l'entoure, discret et détestant le bruit. Il peut être difficile à manipuler en exposition et il peut être nécessaire d'entraîner les chatons destinés à l'exposition à s'habituer au bruit en laissant une radio allumée dans la nurserie et en leur apprenant les poses que les juges leur feront prendre.

Le korat est considéré par le Dr Fogle comme une race extravertie et joueuse, capable de supporter la présence de plusieurs chats dans la maison au contraire de Christiane Sacase qui le considère comme peu sociable. Les deux auteurs s'accordent cependant sur son comportement autoritaire envers les autres chats, cherchant à être le dominant.


En ce qui concerne ses caractéristiques, les différents standards des associations félines sont globalement très proches pour décrire le « korat idéal ». L'échelle des points est différente selon les fédérations, les points sont cependant plus nombreux sur la couleur et la forme des yeux et la couleur de la robe. La « condition » est un critère prenant en compte l'aspect général du chat et son tempérament.

Le type du korat doit rester au plus proche de celui de ses ancêtres et ressemble au siamois originel, appelé thaï, bien qu'il soit en moyenne de plus petite taille. L'ensemble des korats sont des descendants de chats thaïlandais et il n'est admis aucun croisement avec d'autres races.

L'allure du korat est souple et équilibrée : ni trop compacte, ni trop svelte, de type « foreign semi-coby ». Il doit paraître puissant et musclé sans être lourd. De nombreux standards le décrivent comme « éveillé ». Les hanches sont rondes, le poitrail est large, la croupe est arrondie. Les pattes sont de taille moyenne et doivent avoir une taille proche à la distance entre la base de la queue et la base de l'encolure. La queue est de longueur moyenne avec un bout arrondi. Le korat est un chat de petite taille, à tel point que les spécimens adultes sont souvent pris pour de jeunes chats par les néophytes. Le fait est qu'il reste très joueur tout au long de sa vie et que cela contribue à la confusion. Le mâle dépasse rarement quatre ou cinq kilos selon qu'il soit castré ou pas. La femelle, plus petite et plus fine, pèse en moyenne entre deux et quatre kilos.

La tête du korat est décrite comme « en forme de cœur », les arcades sourcilières proéminentes forment le haut du cœur et le menton fort la pointe. Le front est large et plat. Le museau court, de forme ni trop carrée ni trop pointue, montre de profil un léger stop ; le bout de la truffe est bombé comme celui d'un lion. Les oreilles sont arrondies à l'extrémité et larges à la base ; elles comportent peu de poils à l'intérieur. Les yeux qui doivent absolument être de couleur verte, sont très grands, écarté de la largeur d'un œil et ronds ; des yeux trop petits ou trop rapprochés sont considérés comme des défauts. Le vert ambré est toléré jusqu'à l'âge de deux ans. La FiFé considère une mâchoire pincée comme non souhaitable.

La robe du korat est courte, couchée sur le corps et lustrée. Il est normal que les poils du dos se relèvent lorsque le korat marche. La seule couleur autorisée est la robe bleue. Des reflets argentés apparaissent en raison d'un tipping à l'extrémité du poil. Dans les zones où la fourrure est plus courte (tête, pattes, queue), les reflets sont plus visibles ; ils doivent cependant recouvrir l'ensemble du corps. Le poil doit être clair à la racine, bleu au centre et argenté à l'extrémité. Le nez et les coussinets sont bleus. Chez l'adulte, la présence de marques fantômes, de taches blanches ou un manque de reflets argentés sont considérés comme des défauts. Le korat ne possède pas de sous-poils, ces petits poils duveteux qui se cachent en général sous les poils plus longs.

Bien que les korats n'aient pas été croisés à d’autres races depuis leur sortie de Thaïlande, certains éleveurs de korat ont eu la surprise de découvrir dans leurs portées des chatons arborant des couleurs autres que le bleu uni réglementaire. C’est ainsi qu’apparurent dans les années 1970 des chatons de type bluepoint. Le premier chat couleur lilas a vu le jour en 1989. Ces couleurs non reconnues par le standard du korat sont dues à des gènes récessifs qui ressurgissent dans les portées au gré des croisements.

Face à ce phénomène génétique, les éleveurs se sont retrouvés confrontés à un problème de sélection. En effet, seuls des chats de couleur bleu uni qui descendent de parents korat peuvent être enregistrés eux-mêmes comme des korats selon les critères des associations qui gèrent les pedigrées.

Seule le GCCF (Royaume-Uni) propose aux éleveurs de ces chatons issus de parents korat pure race, et exprimant ses gènes, qui ne peuvent pas obtenir des pédigrées à cause de leur couleur de les enregistrer sous le nom « thaï lilas » (Thai Lilac), « thaï bluepoint » (Thai Blue Point) et « thaï lilacpoint » (Thai Lilac Point), à ne pas confondre avec la race de chat appelée thaï. Cependant il est à noter que les chatons bleus issus de parents Thaï Lilas ou Blue Point ne sauraient être considéré comme des korats pour tous les registres félins sauf le GCCF. Il est aussi à noter que les Anglais qui ont soutenu ce programme d'élevage avant l'existence de ces tests génétiques déplorent aujourd'hui une couleur de pelage bleu altéré sur leurs lignées.

La couleur des yeux et du pelage peut mettre deux ans avant d'être définitive. Le korat atteint sa pleine maturité à l'âge de trois ans.

Un gène récessif neuro-musculaire atteint la race et est peu à peu éliminé par les éleveurs. Il est conseillé de le faire vacciner contre les affections de l'appareil respiratoire et de lui éviter les écarts de température et d'humidité.

Le korat est considéré comme une race demandant peu d'entretien. Il est conseillé de brosser le korat deux fois par semaine et de le masser tous les jours. L'alimentation doit être bien carnée et variée, il accepterait de manger des légumes.

Le prix d'acquisition d'un korat varie énormément selon la destination (chat de compagnie ou de concours) et l'ascendance du chat.
En 2004, le site « Chats du monde » estime qu'un korat de compagnie coûte entre 500 et 800 euros ; le Korat Club de France, association d'élevage anciennement affiliée au LOOF, publie des prix plus détaillés pouvant aller jusqu'à 5 000 euros pour un chaton de sept à douze mois importés de Thaïlande, la moyenne pour un chaton de race étant de 1 300 à 1 800 euros. Aux États-Unis, le prix d'un chaton de compagnie est estimé entre 300 et 500 dollars en 2007.


Quelques mots sur le korat dans la culture, en Thaïlande, les mythes et légendes abondent au sujet des chats, considérés comme des symboles de bons ou mauvais augure. Avoir un korat avec des cassures sur la queue est considéré comme un porte-bonheur.

Le korat reste considéré dans ce pays comme un symbole de prospérité et est très recherché par les habitants.

Lors du festival Hae Nag Maew qui a lieu en mai ou en juin lorsque la pluie est insuffisante, il est encore de coutume de promener un chat dans un panier devant chaque maison et de l'asperger d'eau pour faire apporter la pluie. Cette procession est accompagnée de danses traditionnelles et le korat, en raison de la couleur gris-bleu de son pelage qui rappelle les nuages gorgés des pluies de la mousson, serait particulièrement apprécié pour ce rituel.

Les reflets argentés de la robe des korats étaient également censés favoriser l’activité des commerçants et des marchands. Selon les croyances populaires, en posséder un était un gage de richesse. Pour cette même raison, la tradition voulais qu’on offre un couple de korats aux jeunes mariés de la noblesse, afin d’apporter le bonheur et la prospérité au sein du nouveau foyer.

Il a été la mascotte des jeux d'Asie du Sud-Est de 2007, qui se sont déroulés en Thaïlande.





Si vous avez des photos (qui vous appartiennent ou libres de droits) ou des informations à ajouter, n'hésitez pas à le faire à la suite de ce post. Merci.
Revenir en haut Aller en bas
 

Korat

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum