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Fiche - Poisson rouge

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lolo59200
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MessageSujet: Fiche - Poisson rouge   Sam 13 Nov 2010 - 18:42

Poisson rouge


Poisson rouge commun

Le poisson rouge ou carassin (Carassius auratus auratus) est un poisson d'eau douce domestique commun dans les bassins et les aquariums du monde entier.

Il est issu d'un cyprin ou carrassin asiatique, le cyprin doré (Carassius auratus), il est donc proche du carrassin commun, un poisson qui vit dans les eaux douces, calmes et tempérées d'Europe et de Chine. Des élevages sélectifs ont permis d'obtenir des variétés dont la morphologie n'a que peu de points communs avec le cyprin doré.

Des recherches sont en cours afin de déterminer si Carassius auratus a évolué pour donner des sous-espèces, et combien. De plus, relâchés dans la nature, les poissons rouges s'hybrident facilement avec d'autres Cyprinidés.

Le Carassius auratus sauvage, ou cyprin doré, est un poisson de couleur gris doré de forme simple.

L'espèce a considérablement évolué au cours des siècles dans les élevages.

Le poisson rouge commun est la variété la plus connue. Il diffère peu de la forme sauvage si ce n'est par sa couleur plus vive, et peut atteindre une taille de 30 à 45 cm. Le corps est allongé, la queue et les nageoires petites par rapport au corps. Il était au départ doré, mais avec l'apparition de l'élevage en Chine il est devenu rouge, calico, blanc ou noir.

Chaque variété de poisson rouge a ses propres caractéristiques : le télescope, d'origine japonaise, a les yeux proéminents ; ceux de la lorgnette de ciel sont retournés vers le haut, etc.


Carassius auratus sauvage

Le poisson rouge aurait une mémoire d'approximativement trois mois, serait sensible aux couleurs et aux sons.

En France, une idée reçue affirme que les poissons rouges n'auraient que trois secondes de mémoire et qu'ainsi ils ne seraient pas tristes dans leur bocal. Mais ceci s'est révélé être faux.

En tous cas le poisson rouge aurait la mémoire de la douleur pendant au moins 24 h et peut être entrainé à garder la mémoire d'un évènement jusqu'à trois mois, d'après une étude réalisée par l'Université de Plymouth. Une étude réalisée ultérieurement à l'université de la Reine de Belfast a confirmé qu'il ressent la douleur et peut apprendre à l'éviter dans un aquarium où il reçoit des décharges électriques dans certains secteurs.

Les poissons rouges sont originaires des rivières, lacs et étangs de Chine où leur domestication est déjà mentionnée en 970 avant Jésus Christ. Avant le XVIe siècle, seuls les nobles les élevaient. Les poissons rouges étaient particulièrement vénérés sous la dynastie Song (960-1279). Ils ont tout d'abord été conservés dans de riches bocaux de porcelaine puis dans des sphères de cristal.


Premières mutations du Carassin doré

Toutes sortes de variétés colorées sont apparues, de même que des mutations plus importantes au niveau de la forme du corps, très recherchées chez ces poissons ornementaux.

Après plusieurs croisements et sélections, de nouvelles variétés ont été créées, comme l'oranda, le comète, le télescope, le tête de lion, l'uranoscope… Dans ces cas, les couleurs mais aussi la morphologie des poissons ont été considérablement modifiées par mutations progressives. Les poissons peuvent avoir un corps plus rond, une queue double voire triple, des excroissances sur la tête, une nageoire dorsale plus haute, voire absente…

Quelques mutations morphologiques du poisson rouge :



Longue queue (comète)


Queue double


Queue de voile


Yeux saillants (télescope)


Corps ramassé


pas de nageoire dorsale et tête énorme (tête de lion)


écailles épaissies (pearl scale)


poches de liquide (Bubbleeye)


Variétés [modifier]
Il existe de nombreuses variétés dites de « poissons rouges »[8],[9], en voici quelques-unes :

- Le Shubunkin, poisson à queue simple possède une couleur bigarrée, rouge, noire, blanche et bleutée. Il existe plusieurs variétés de Shubunkin.
- Le comète, poisson rouge commun à longue queue simple ;
- Le perlé (pearlscale), aux écailles proéminentes;
- Le queue frangée
- Le queue d'éventail
- Le Ryukin, reconnaissable par son long voile double sur sa nageoire caudale. Le ryukin a un corps particulièrement étiré en hauteur, avec une cassure
entre la tête et le corps.
- Le voile de Chine qui a un corps plus fin que le Ryukin ;
- Le queue de voile;
- Le Tête de Lion , poisson sans nageoire dorsale et ayant une excroissance sur toute la tête, pouvant faire penser à une crinière de lion.
- Le Ranchu ou tête de buffle, semblable au Tête de lion, a une excroissance moins développée, une tête plus triangulaire, et possède un dos plus voûté
que le tête de lion. Sa nageoire caudale est située plus basse.
- Le Poisson-oeuf;
- Le Pompom qui possède des excroissances des tubercules naseaux.
- L' Oranda, poisson présentant une excroissance sur le dessus de la tête. Lorsque cette excroissance recouvre aussi les opercules brachiaux, le poisson
est appelé « oranda hollandais » ou « tête de lion hollandais » ;
- Le Bubble Eyes ou Uranoscope, poisson présentant deux poches semi-translucides sous les yeux. Si ces poches se crèvent, elles ne peuvent pas se
régénérer (ou rarement). Il s'agit donc d'une espèce très fragile ;
- Le Télescope, poisson dont les yeux sont hypertrophiés et sont parfois asymétriques ;
- La Lorgnette de ciel, poisson dont les yeux sont tournés vers le haut;
- Le Tosakin.
Les poissons rouges et japonais sont considérés en France comme domestiques.


Banc de poissons rouges de variétés diverses dans un bassin

Ce sont des poissons d'eau froide, mais ils peuvent être maintenus à des températures allant de 1 °C à 27 °C pour les poissons rouges communs (22 °C pour la reproduction). Pour les variétés dérivées comme les queue de voile, télescopes, oranda, tête de lion, bubble eyes... qui sont plus délicates, la température doit être comprise entre 10 °C et 26 °C.
L'eau doit avoir un pH plutôt neutre à alcalin (basique) compris entre 7,0 à 8,0, et une dureté de 5 °d GH à 15 °d GH.

De par leur taille, au moins 20 cm de longueur pour les variétés sélectionnées et jusqu'à 50 cm pour le poisson rouge classique, ces animaux ont énormément besoin d'espace de nage. Les poissons rouges classiques sont adaptés aux grandes pièces d'eau mais, avec des soins et un équipement appropriés, ils peuvent vivre en petit bassin, en viviers ou dans de grands aquariums.



Banc de poissons dans un aquarium pollué et surpeuplé.

En aquariophilie, les bacs de gros volume sont recommandés, avec un minimum de 50 L par poisson rouge "variété" et 100 L par poisson rouge commun. Comme ce sont des animaux grégaires, qui vivent en banc, il doivent être maintenus au minimum par deux ou trois de la même variété, il faut donc prévoir au moins 100 L au strict minimum pour des variétés sélectionnées, ce qui s'avèrera minuscule quand les poissons seront adultes. L'aquarium doit aussi être équipé d'une filtration puissante (environ 4/5 fois le volume total par heure).

La maintenance en "boule" ou dans un petit bac est inadaptée. L'espérance de vie normale d'un poisson rouge est d'une trentaine d'années et il grandit considérablement... Ceux conservés dans de petits volumes sont atteints de nanisme et, très souvent, meurent prématurément. En effet lors d'un nettoyage complet (remplacement de la totalité de l'eau) la faune bactérienne participant à la dénitrification du milieu est entièrement détruite. Or celle-ci est essentielle pour maintenir certaines matières nocives à un seuil non préjudiciable à la santé des poissons. Cette population bactérienne met environ un mois à reconstituer.

Ce poisson est omnivore. Dans les étangs, les mares et les bassins mixtes (eau et plantes) pas trop peuplés, il trouve en principe de la nourriture vivante et végétale en quantité suffisante. En bassin surpeuplé, en vivier et en aquarium, on lui donnera en complément ou en menu principal, de la nourriture du commerce adaptée.

Le poisson rouge est dit « glouton » puisqu'il peut, lorsqu'il est nourri par l'homme, manger bien plus qu'il ne lui est nécessaire, au risque d'être malade. Pour savoir quelle quantité leur donner, il faut respecter la règle « la bonne quantité est ce qui peut être mangé en une à trois minutes ». On peut adapter ainsi la ration en fonction des poissons, de leur taille, leur nombre, leur appétit, la température, etc.

Choisir de préférence les granulés car ils coulent et ne polluent pas l'eau. Éviter les daphnies séchées, elles n'ont aucun intérêt nutritif, et le pain, qui gonfle dans leur intestin et peut leur provoquer de graves problèmes de digestion.

Si leur espace n'est pas suffisamment planté, il est conseillé de compléter le menu par de la verdure (salade pochée, épinard, courgette...) et, s'il n'est pas situé à l'extérieur, par de la nourriture vivante et/ou congelée (artemias, vers de vase rouges, larves de moustiques...).


Variétés de nourriture pour poisson rouge disponibles dans le commerce

Au printemps, quand l’eau atteint 14 à 16 °C, les poissons rouges s’apprêtent à se reproduire. En aquarium il est nécessaire de baisser la température durant l’hiver si on souhaite tenter une reproduction car le cycle de maturation doit passer par une phase de dormance.

Le mâle atteint sa maturité sexuelle à deux ans et la femelle à trois ans. Les femelles sont plus rondes et plus pleines que les mâles quand arrive la période de frai. On reconnaît qu’elles sont prêtes à pondre car le ventre devient mou et l'orifice génital paraît proéminent. À cette périodes les mâles libèrent facilement de la laitance lorsqu'ils sont manipulés. Ils portent des « boutons de noce » blancs et rugueux sur les opercules ainsi que sur le premier rayon des nageoires pectorales qui sont souvent plus développées que chez les femelles.

La reproduction est appelée « le frai ». La femelle accompagnée de plusieurs mâles prend appui sur les supports (frayères) disponibles pour pondre. Les ovules et la laitance sont libérés en pleine eau et c'est à ce moment que doit avoir lieu la fécondation. Au contact de l'eau, les protéines qui couvrent l'œuf commencent à devenir adhésives, l'œuf s'hydrate et se gonfle, et le micropyle se referme. Les ovules qui n'ont pas été fécondés à ce stade sont perdus. Les œufs adhèrent alors aux végétaux et aux surfaces environnantes. L'incubation peut commencer. (Les œufs qui sont trop agglomérés les uns aux autres, tombés au sol ou dans un réduit mal oxygéné risquent fort d'être perdus par manque d'oxygène ou contact pathogène..).

La durée de l'embryogénèse est proportionnelle à la température et peut demander de six à trois jours dans une eau respectivement de 16 à 24 °C. À l'éclosion, les extrémités de l'appareil digestif (bouche et anus) de la larve ne sont pas encore ouverts, mais celle-ci dispose d'une réserve vitelline qui lui apporte l'énergie et les nutriments nécessaires pour achever sa formation.

Cependant, n'ayant pas encore de vessie natatoire, la larve coule et ne peut tenir en eau sans fournir un effort considérable. Elle cherche donc à s'accrocher aux supports qu'elle trouve. Cette période dite de résorption de la vésicule peut demander deux à quatre jours (toujours selon la température).

Dès qu'elle en est capable, la larve vient à la surface capter une bulle d'air qui vient gonfler sa vessie natatoire et lui permet ainsi de nager normalement. À partir de ce moment, elle doit commencer à se nourrir (infusoires, rotifères, débris végétaux...).

Les maladies apparaissent le plus souvent à cause d'une mauvaise maintenance (aquarium trop petit, mauvaise filtration, alimentation inadéquate, surpeuplement...). Les poissons rouges sont vendus en animalerie sous leur forme juvénile, maintenus dans de bonnes conditions ils arrivent à leur taille adulte qui se situe aux alentours de 20 cm. La majorité de ces animaux sont placés dans des bocaux ou des aquariums d'un très faible volume et développent alors une forme de nanisme, ce qui entraîne des malformations des organes et raccourcit considérablement leur durée de vie. De plus, les bocaux réduisent la surface d'échange entre l'eau et l'air, ce qui appauvrit le milieu en oxygène. Enfin, les poissons rouges sont de gros pollueurs, et leurs déchets sont dégradés par des bactéries et se transforment en poison (voir cycle de l'azote). Des poissons élevés dans de telles conditions n'atteignent jamais leur maturité sexuelle. Certains considèrent d'ailleurs le maintien de poissons rouges dans des bocaux ronds comme de la maltraitance, la ville de Rome a même interdit leur utilisation.


Poisson rouge affaibli : proche de la surface et nageoires repliées.

Le marronnage est fréquent. Les poissons rouges relâchés dans la nature se croisent facilement avec d'autres Cyprinidés.

Une étude génétique a montré qu'en Angleterre la plupart des carassins communs (Carassius carassius) capturés s'étaient en fait hybridés avec le poisson rouge (Carassius carassius × Carassius auratus) ce qui pourrait poser des problèmes à long terme pour la survie de l'espèce.





Si vous avez des photos (qui vous appartiennent ou libres de droits) ou des informations à ajouter ou à modifier, n'hésitez pas à le faire à la suite de ce post. Merci.


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Fiche - Poisson rouge

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