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Le végétarisme ?

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Jully
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MessageSujet: Le végétarisme ?   Sam 27 Jan 2007 - 21:12

Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut d'un régime la chair des animaux, qu'ils soient terrestres ou marins, ainsi que les produits qui en sont dérivés (comme le lard, le suif, la gélatine, la cochenille, le caviar). La plupart des régimes végétariens contemporains incluent le miel ainsi que les œufs, le lait de vache et les autres produits laitiers.

Histoire :

Le mot "végétarisme" apparait au 19ème siècle, auparavant on parlait de diète végétale ou de "pythagorisme". Le régime végétarien a été prôné par de nombreux courants philosophiques, notamment Indiens et Grecs ainsi que par de nombreux mouvements Chrétiens. Aujourd'hui le végétarisme connait un nouvel essor dans les pays industrialisés porté par des raisons d'ordre éthique et écologique.


Forme de végétarisme :

Dans les pays où il est plus répandu il existe des distinctions telles que :

Ovo-lacto végétarisme. Cette pratique proscrit l'ingestion de viande, en permettant la consommation de produits d'origine animale tels que les œufs et le lait. Les ovo-lacto végétariens, qui le sont souvent pour des raisons éthiques ou écologiques, peuvent en plus refuser de manger des fromages fabriqués avec des enzymes animales (comme la présure) dont l'obtention nécessite la mort de l'animal, ou des œufs produits dans des fermes industrielles (poules généralement élevées dans des batteries de cages).
Lacto végétarisme se réfère à la pratique qui exclut toute viande, tout en permettant la consommation de lait et de ses dérivés, comme le fromage, le beurre et les yaourts.
Ovo-végétarisme se réfère à la pratique qui exclut toute viande, tout en permettant la consommation d'œufs.
Les végétaliens se nourrissent uniquement de végétaux (plus des minéraux ou micro-organismes comme des levures ou des bactéries) et évitent la consommation de tout produit issu de l'exploitation animale (y compris les œufs, lait, fromage et miel).
Le terme anglo-saxon vegan (pouvant se traduire par véganisme) s'applique à ceux qui en plus d'être végétaliens, évitent d'utiliser des produits d'origine animale (le cuir, la laine, la fourrure, la cire d'abeille et les produits cosmétiques testés sur les animaux par exemple). Un véganiste n'accepte d'utiliser dans sa vie que des produits non-issus de la souffrance d'un animal : végétaux, minéraux ou micro-organismes (non-testés sur les animaux). Ce mode de vie reste souvent un idéal pour eux car il leur est difficile de le respecter scrupuleusement.
Aux États-Unis, végétarien est usuellement synonyme de ovo-lacto végétarien. Certaines personnes qui se disent à tort végétariennes, mangent de la chair d'oiseaux (« volailles ») ou de poissons (voir la section Catégories non-végétariennes).

Au Royaume-Uni, à cause de sa minorité hindoue assez importante, végétarisme fait souvent référence à la pratique hindoue décrite plus loin.


Formes religieuses ou culturelles :

Il est interdit aux hindous de certaines castes de consommer quelque chose qui soit obtenu au prix d'une souffrance animale : la viande, les œufs, les produits dérivés tel que la présure, la gélatine (ce qui inclut les capsules de gélatine) et le miel. Comme le lait est donné de façon consentante, les laits de vache, de bufflonne et de chèvre ainsi que les laitages (autres que les fromages qui contiennent de la présure) sont acceptables. Le cuir d'une vache étant morte de cause naturelle est aussi acceptable. (Note : Le régime orthodoxe hindou proscrit également l'alcool et tous les aliments stimulants comme les oignons et l'ail)
Toutes les règles alimentaires listées pour les hindous s'appliquent aux jaïns, en plus du fait qu’ils doivent prendre en compte la souffrance causée aux plantes et aux suksma jiva (Sanskrit : formes de vie subtiles ; ce qui sera plus tard appelé micro-organisme) par leurs choix alimentaires. Il leur est interdit de manger la majorité des racines végétales (pomme de terre) et il semble que beaucoup d’autres plantes soient acceptables seulement quand elles sont récoltées à une certaine période de l’année.
Certains pensent que les juifs, les chrétiens, les rastafaris et les musulmans possèderaient un idéal biblique du régime alimentaire tel qu’il existait au jardin d'Éden, qui apparemment est strictement véganiste (cf. Gen. 1:29, 9:2-4; Is. 11:6-9). Toutefois, seule une minorité de ces populations pratique vraiment et prône un régime si strict, puisque le même livre de la Bible, la Genèse, donne par la suite la permission aux descendants de Noé de consommer la chair animale: « Vous serez craints et redoutés de toutes les bêtes de la terre et de tous les oiseaux du ciel. Tout ce qui remue sur le sol et tous les poissons de la mer sont livrés entre vos mains ». Toutefois, la permission du Dieu judéo-chrétien de manger de la viande n’est pas sans inconvénient. C’est une concession, avec des pénalités - et non des moindres puisque la principale est très probablement une diminution dramatique de l’espérance de vie (voir Gen. 6:3) (l’arrière grand-père de Noé, Mathusalem, est célèbre pour avoir vécu pendant 969 années, préalablement à la concession de Dieu).
Dans les sociétés chinoises, l’alimentation simple (素食) fait référence à un régime particulièrement restrictif associé aux moines taoïstes, et quelquefois pratiqué par la population générale durant les festivités taoïstes. Le terme utilisé pour désigner ces pratiquants est végétarien. Cependant, bien qu’elle rejette la viande, les œufs et le lait, cette alimentation comprend les huîtres et ses dérivés.
Quant aux athées (agnostiques et personnes qui ne se sont jamais souciées de l'existence possible ou non d'une divinité), certains d'entre eux pensent que c'est à cause des religions judéo-chrétiennes que l'on considère que la vie ou la souffrance d'un humain est plus importante que celle d'un animal d'une autre espèce (spécisme). En effet, la Bible dit que Dieu a créé l'homme à son image, contrairement aux autres animaux, de plus il est écrit qu'il a créé l'humain pour régner sur tous les autres animaux, ce qui peut justifier qu'on les prive de leur liberté, qu'on les maltraite et qu'on les tue.


Catégories non-végétariennes :

Les catégories suivantes ne sont pas végétariennes :

Le semi-végétarisme (ou pesco/pollo végétarisme) est une pratique qui se développe et qui consiste à introduire des produits d'origine animale dans un régime. Quelques personnes choisissent d'éviter certains types de viandes souvent pour les mêmes raisons que les autres choisissent le végétarisme - santé, choix éthique et autres. Par exemple, certaines personnes ne mangeront pas de viande rouge (viande de mammifères - bœuf, agneau, porc,...) tout en consommant des volailles (pollo) et la nourriture provenant de la mer (pesco). D'autres considéreront que la souffrance animale dans les fermes industrielles est la principale conséquence qu'ils veulent éviter, ainsi ils pourront manger des animaux élevés dans des conditions humaines ou tués dans la nature. Le pesco végétarisme, (incluant les produits provenant de la mer, dont les poissons) est le régime pratiqué, avec quelques produits laitiers supplémentaires, par le médecin Andrew Weil, M.D. et recommandé par son livre Eating Well for Optimum Health (Une bonne alimentation pour une santé optimale). Ce dernier se rapproche de la pratique alimentaire des catholiques pendant les vendredi de Carême (et plus traditionnellement, tous les vendredis). Remarquons d'ailleurs que, comme le végétarisme exclut, par définition, la viande, cette pratique ne peut objectivement pas être considérée comme un végétarisme véritable; de plus, l'usage de ce terme pour désigner des personnes mangeant certains types d'animaux peut mener à des confusions dans des situations pratiques.
L'approche macrobiotique fut définie par G. Ohsawa. C'est une discipline alimentaire à caractère philosophique s'appuyant sur le principe du yin et du yang. Ce système se compose de dix façons de se nourrir portant des numéros : -3, -2, -1, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Les niveaux -3 à 3 ne sont pas végétariens. Les n°4 à 7 sont végétaliens et excluent les salades, crudités et fruits. Un macrobiotique peut naviguer entre tous les niveaux et n'est pas forcément végétarien ou végétalien.
Le crudivorisme consiste à ne pas chauffer la nourriture à plus de 48°C (température à laquelle les enzymes commencent à être détruites). Les crudivores mangent les aliments crus pour des raisons de santé. Certains pratiquants pensent que Jésus mangeait principalement des aliments crus. Certains crudivores peuvent être végétariens ou végétaliens : on parle à ce moment de crudi-végétariens ou crudi-végétaliens.
L'instinctothérapie consiste à se «laisser guider par son instinct» en matière alimentaire, vu que lui seul est censé nous indiquer ce qui est bon pour notre santé. La chair des animaux et les sous-produits de l'abattage ne sont pas écartés de cette recherche.


Dernière édition par le Dim 9 Déc 2007 - 17:19, édité 1 fois
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Jully
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MessageSujet: Re: Le végétarisme ?   Sam 27 Jan 2007 - 21:13

Motivations :

La décision de devenir végétarien peut être due à une combinaison de raisons :


Éthique

Il existe aujourd'hui de petites minorités dans le monde pour lesquelles la viande est un aliment de base ; principalement les membres de chasseurs nomades ou les sociétés gardant des troupeaux à l'instar des inuits et des saamis. Alors qu'il est possible de vivre en très bonne santé avec une alimentation végétarienne, une majorité de la population mondiale mange cependant de la viande par tradition, par commodité ou pour le plaisir. Les « végétariens éthiques » considèrent que ce ne sont pas des justifications suffisantes pour la souffrance occasionnée par la production de viande. Certains considèrent par ailleurs que la plupart des gens désapprouveraient les conditions de vie des animaux d'élevage s'ils avaient pleinement conscience de la réalité de la production industrielle. Ce type de végétarisme est souvent associé avec le mouvement de Libération Animale, quand bien même tous les végétariens éthiques ne souscrivent pas à cette notion de droit de l'animal.

L'antispécisme est un mouvement philosophique et politique qui considère que tous les êtres sensibles (capables de ressentir de la souffrance, du plaisir et d'autres sensations et émotions) sont égaux en un sens moral; et qu'en conséquence, les intérêts d'un animal non humain à ne pas souffrir ou à vivre une vie heureuse et satisfaisante ont autant d'importance que les intérêts équivalents d'un humain. Dès lors, le spécisme est une discrimination arbitraire fondée sur l'espèce, tout comme le racisme est une discrimination arbitraire fondée sur la race et le sexisme une discrimination arbitraire fondée sur le sexe. Selon ce point de vue, tout comme il serait gravement contraire à l'éthique que d'élever et d'abattre un humain pour sa chair, même lorsque cet humain a un niveau intellectuel équivalent à celui d'un cochon (handicapés mentaux profonds...), il est éthiquement inacceptable d'élever et d'abattre un cochon pour sa chair. Cependant une telle approche comporte des limites car si certains soutiennent que c'est du spécisme que de se nourrir d'autres animaux, il n'en reste pas moins que les végétaliens font du "reignisme" puisqu'ils consomment ce qui provient du reigne végétal sans se soucier que les plantes sont des êtres vivants et ressentants, étant capables de stress et de réactions à la douleur.

D'autres raisons existent mais ne sont pas forcément prépondérantes comme par exemple le principe de non-violence (généralisé à la violence que subissent les animaux) ou la volonté de revaloriser la mort et la souffrance jusqu'alors banalisées.


Intérêt environnemental

La production de viande et de produits d'origine animale dans la quantité actuelle et probablement future n'est pas soutenable du point de vue de l'environnement. On soutient également que même si l'agriculture industrielle moderne est soutenable, elle change les écosystèmes plus rapidement qu'ils ne peuvent s'adapter. Bien que l'agriculture végétarienne produise certains des problèmes de la production animalière, l'impact environnemental de cette dernière est bien plus grand.

L'eau devient une ressource de plus en plus rare dans de nombreux endroits du monde. Sa consommation trop importante par les humains endommage les rivières et les écosystèmes et mène à la salinité et la désertification. Un régime végétarien consomme considérablement moins d'eau qu'un régime basé sur la viande. Cela est dû au fait que, pour produire de la viande, de l'eau doit être utilisée dans la production de nourriture pour animaux, qui doit être donnée aux animaux pendant leur vie entière. La perte d'eau (et d'énergie) entre les niveaux trophiques est très importante. Quand les grains vont directement aux humains, cette inefficience est évitée. En effet, la production de viande nécessite 60 fois plus d'eau que celle d'une même quantité de céréales et bien que les céréales contiennent moins de protéines, pour obtenir la même quantité de protéine, l'agriculture réclame 13 fois moins de ressources que l'élevage. Un régime carné consomme environ 4000 litres d'eau par jour tandis qu'un régime végétarien en consomme 1500 [1]. Aux États-Unis, plus de la moitié de l'eau consommée est utilisée pour la production de bétail.

Les protéines animales requièrent de plus grandes dépenses d'énergie fossile, huit fois plus que pour une quantité comparable de protéine végétale. Cette consommation d'énergie fossile produit du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. La production animalière produit également du fumier. Aux États-Unis (le plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre), le bétail produit environ 20% des émissions totales de méthane. Une tonne de méthane a un potentiel de réchauffement de la planète de 23 tonnes de dioxyde de carbone.

L'élevage en batterie, bien qu'utilisant moins de surface, requiert de grandes quantités de nourriture qui doivent être cultivées sur de grands étendues de terre. La production animalière de plein-air requiert du terrain de pâturage, ce qui a motivé l'utilisation de terres non développées et la déforestation. L'empiètement des terres sauvages a augmenté le rythme de l'extinction des espèces et endommagé les services offerts par la nature, tels que le traitement naturel de la pollution. Les terrains sur-pâturés perdent leur capacité à supporter la production animale, ce qui rend nécessaire davantage d'expansion agricole. D'après l'ONU, la déforestation due à l'élevage est une des principales raisons de la perte d'espèces végétales et animales dans les forêts tropicales. La surpêche et le chalutage sont également destructeurs pour les écosystèmes marins.


Santé

De nombreuses statistiques indiquent que le régime végétarien a une incidence plus faible sur les risques cardio-vasculaires, certains cancers, l'ostéoporose et l'arthritisme. L'Association Diététique Américaine [www.eatright.org] qui fait autorité dans son domaine affirme que « Quand bien même des facteurs extérieurs, tels que l'activité physique et le fait de s'abstenir de fumer et de boire de l'alcool, pourraient jouer un rôle, une alimentation sans viande est clairement un facteur contribuant à réduire le taux de morbidité et de mortalité de plusieurs maladies dégénératives chroniques » et considère que le régime végétarien est efficace pour la prévention et le traitement de nombreuses affections.

Certains chercheurs comme Dean Ornish auraient obtenu des résultats positifs en traitant des maladies du cœur de certains patients avec un régime végétarien strict et un programme visant à diminuer le stress. Des préoccupations nutritionnelles encouragent aussi les régimes favorisant les fruits, les légumes et les céréales et minimisant la viande et l'absorption de lipides sans toutefois les interdire.

La physiologie omnivore même de l'homme est souvent remise en question[2]. En effet, la denture et l'appareil digestif de l'homme sont très différents de ceux des carnivores purs ; elle est de type frugivore. Si, à la différence des herbivores et des granivores, l'homme ne dispose pas d'un estomac spécifique à la la nutrition végétale (sa vésicule biliaire s'épuise à la digestion des huiles végétales), son intestin mesure dix à douze fois la longueur de son corps, contre quatre à cinq fois chez le carnivore. Ce parcours est trop long pour la viande qui a ainsi le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes.


Religion

Beaucoup de religions, dont le bouddhisme, l'hindouisme, le taoïsme, et spécialement le jaïnisme, enseignent que toute vie devrait avoir une valeur et ne devrait pas être détruite volontairement pour une gratification humaine non nécessaire.

Beaucoup des premiers chrétiens (dont les Pères du désert) étaient végétariens. Ensuite, les ordres Trappiste, Bénédictin et Carthusien encouragèrent le végétarisme, comme les Adventistes du septième jour. Au XIXe siècle, des membres de la secte de la Bible Chrétienne établirent le premier groupe végétarien en Angleterre et aux États-Unis. Le Pape Jean III prononça un anathème contre "ceux qui refusent de manger des plats de viande" lors du premier synode tenu à Braga au Portugal.

Les Rastafaris suivent en général un régime appelé I-tal, qui évitent d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Les Rastas bien souvent ne mangent pas de viande, ils s'en réfèrent pour cela aux écrits bibliques.

« Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. » La Genèse 1:29, La Torah et le végétarisme.

Selon certains spécialistes de la Torah, cela signifie que l'objectif initial de Dieu était que l'homme soit végétarien. Pour eux, Dieu donna par la suite la permission aux hommes de manger de la viande à cause de la faiblesse des hommes, mais l'idéal pour les hommes serait d'être végétarien. Cependant, d'autres avancent que les gens peuvent manger des animaux car Dieu donna leur domination à Adam et Ève.


Esthétique

Quelques personnes considèrent intuitivement la viande peu appétissante, particulièrement crue, et préfèrent simplement s'abstenir de consommer de la chair animale pour des raisons esthétiques ou émotionnelles.


Solidarité

Bien qu'il ne soit peut-être pas déclencheur, il existe, parmi les arguments avancés par les végétariens, celui de la solidarité envers les peuples du tiers monde puisque qu'un bœuf fournit 1 500 repas alors que les céréales qu'il a consommé sa vie durant fourniraient 18 000 repas (selon arsitra). Le végétarisme permettrait ainsi d'économiser la nourriture et d'endiguer les famines. Cependant, sans qu'il soit nécessaire que les populations occidentales deviennent végétariennes, une meilleure gestion des ressources alimentaires et agricoles permettrait aussi de pallier les famines existantes. Et de plus, les pays occidentaux connaissent une surproduction de nourriture et la baisse de consommation de pays riches ne garantit en rien le meilleur approvisionnement de pays pauvres étant donné qu'une part non négligeable de l'alimentation du bétail occidental vient de pays en voie de développement où la nourriture fait parfois défaut pour les populations locales (comme en 1985, pendant la famine, ou l’Ethiopie continua à exporter des céréales pour le bétail Anglais.)


Goût

Enfin, le goût est bien sûr aussi une raison qui pousse à ne pas manger de viande. En effet, l'attrait gustatif pour la viande peut être absent. Cela entraîne donc souvent un régime ovolacto-végétarien, ou un régime plus strict si d'autres raisons rationnelles viennent s'ajouter à cet aspect.


Considérations pragmatiques

À l'époque moderne, la viande produite industriellement est mêlée avec des produits chimiques (hormones de croissances, antibiotiques, contraceptifs, colorants et pesticides). D'ailleurs, la viande des animaux élevés aux hormones (notamment les vaches et les porcs engraissés ainsi que les saumons d'élevage) contiennent des proportions plus importantes de graisses et une valeur nutritionnelle moins importante que les viandes des animaux sauvages et libres qui leur correspondent. Par conséquent, beaucoup de gens sont végétariens non pour des raisons éthiques ou esthétiques, mais simplement parce que la viande de nos jours est moins nutritionnelle et coûte souvent plus cher que les plantes qui ont juste légèrement moins de valeur nutritive.


Convictions analogues

Alors que le végétarisme est généralement défini strictement comme étant à la base un régime alimentaire, beaucoup de végétariens motivés religieusement, éthiquement ou environnementalement (avec les mouvements de Libération Animale et les partis verts) s'efforcent de minimiser les dommages causés aux animaux de tous les points de vue possible.

De nombreux végétariens considèrent qu'essayer d'éviter les produits fabriqués à partir des parties du corps d'un animal (cuir, suif, savon) fait partie de leur définition du végétarisme (les éviter strictement est du véganisme). D'autres considèrent le cuir fabriqué à partir d'animaux morts de causes naturelles comme acceptable. Comme ceci est impraticable pour beaucoup d'hindous, certains n'utilisent absolument aucun produit fabriqué avec de la peau de vache. Quelques états ont même interdit l'abattage de vaches dans les lieux de pèlerinages ou dans des régions entières dans lesquelles les hindous sont attachés au caractère sacré des vaches.

Beaucoup des végétariens motivés pour des raisons de santé sont aussi concernés par l'agriculture biologique ou/et par l'utilisation d'OGM dans la production alimentaire.
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Jully
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MessageSujet: Re: Le végétarisme ?   Sam 27 Jan 2007 - 21:14

Critiques


Carence en vitamine B12

Une carence en vitamine B12 résulte souvent d'un régime végétalien (excluant donc oeufs, fromages, laits, miel etc) sans suppléments. Tandis que tous les aliments basés sur des animaux contiennent des quantités satisfaisantes de B12, peu de plantes en contiennent suffisamment.

Quelques produits, comme la spiruline, sont présentés comme d'excellentes sources de Vitamine B12, ce qui n'est pas le cas. Ils contiennent pas de Vitamine B12 sous forme active (cobalamine).

Toutefois, un assortiment de nourriture a des vitamines ajoutées comme les steaks aux céréales, des boissons douces, le lait de soja, marmite, vegemite... Les suppléments de B12 tels que les pilules à vitamines sont souvent préparés à partir de déchets d'abattoir et ne conviennent donc pas aux végétaliens, même si le nombre de marques ne contenant pas de produits animaux augmente. B12 est stockée dans l'organisme pendant quelques mois, les symptômes de l'insuffisance n'apparaissent donc pas immédiatement lorsqu'on débute un régime purement végétalien, mais peuvent éventuellement être sévères.


Acides aminés, lipides, Vitamine A,D,K et E

Quelques nutriments importants (acides aminés, lipides, vitamines A, D, K et E) sont présents en grande quantité dans la viande, mais avec une attention minimale, un régime végétarien contenant une bonne proportion de tous ces nutriments peut être suivie. L'Association Diététique Américaine déclare : « À elles seules, les sources végétales de protéines peuvent fournir des quantités adéquates d'acides aminés si elles sont consommées de façon variée et que les besoins énergétiques sont satisfaits ». Il est plus commun de trouver des signes de scorbut et des autres conséquences des déficiences en vitamine C chez les gens qui ne se sustentent qu'au fast food. Pourtant, il est important pour les végétariens et les véganistes d'être conscients de leurs besoins en protéines, B12 et autres nutriments. Comme tous les régimes, le régime végétarien doit être équilibré et inclure une variété d'aliments.


Ethique sélective

On reproche souvent aux végétariens (à l'exception des fruitaliens) de ne pas prendre en considération la souffrance des plantes[3] qu'ils tuent pour se nourrir alors qu'il prétendent ne pas manger d'animaux pour des raisons d'ordre éthique.



SOURCE : http://fr.wikipedia.org/
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Le végétarisme ?

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